Nos conseils de lecture pour la rentrée
Hôtel Littéraire Le Swann
Hôtel Littéraire Gustave Flaubert
- L’indémodable « Perroquet de Flaubert » de Julian Barnes est paru aux éditions Stock. Nous enquêtons à Rouen sur les traces du perroquet Loulou, héros d’Un cœur simple, dont plusieurs exemplaires empaillés se trouvent dans la ville. Lequel est le véritable modèle ? Avec de l'humour et de nombreuses anecdotes, l'auteur nous en apprend beaucoup sur Flaubert.
Citation :
« Je me suis avancé prudemment entre les étagères et j’ai levé les yeux. Là, sur une ligne, il y avait les perroquets d’Amazonie. Des cinquante de l’origine, il n’en restait que trois. L’insecticide qui les recouvrait ternissait le brillant de leurs couleurs. Ils me fixaient comme trois vieillards moqueurs, couverts de pellicules et indignes. Je dois l’avouer, ils avaient l’air un peu maniaques. Je les ai regardés pendant une minute, puis je me suis esquivé. C’était peut-être l’un d’eux ... »
Julian Barnes, Le perroquet de Flaubert
Hôtel Littéraire Alexandre Vialatte
- Pour une utile introduction à l’œuvre d’Alexandre Vialatte, « Un Abécédaire » concocté par Alain Allemand aux éditions Julliard vous emmène d’Auvergne à Zodiaque en passant par Hippopotame et Sempé. La sortie du tome deux est prévue le 4 octobre avec « Promenons-nous dans Vialatte ».
- « Le Tour de la France par deux enfants d’aujourd’hui » de Philibert Humm et Pierre Adrian, aux éditions Equateurs. Ces deux jeunes écrivains prometteurs sont partis faire l’école buissonnière sur les traces d'écoliers d’un manuel scolaire à succès du 19e siècle. Ils livrent leurs impressions avec humour et fraîcheur pour offrir un tableau sans préjugés de la France d’aujourd’hui.
- Le prix Vialatte 2018 a été attribué à Jean Rolin pour son livre « Le Traquet kurde » aux éditions POL. Le jury a reconnu « d’évidentes qualités de style, une passion très Vialattienne pour l’ornithologie, sa richesse lexicale et toutes les digressions qu’elle autorise, en même temps qu’une forme d’humour proche du non-sens ». Son nouveau livre, annoncé pour janvier 2019 est intitulé "Crac" aux éditions POL. L'auteur suit la trace de T.E. Lawrence (pas encore d'Arabie) qui parcourt 1800 km au Moyen Orient à la découverte des châteaux-forts bâtis par les croisés.
Citation :
« Voici septembre avec son étonnante lumière. Le soleil entre dans la Balance. Le son du cor se meurt au fond des bois. L’homme qui naît en septembre, assurent les astrologues, a des gestes ovales et ressemble aux personnages de l’embarquement pour Cythère et à Louis X le Hutin. Du moins en gros. Il est asthénique et vénusien. Les spécialistes lui conseillent de porter des gilets bleu pastel, de s’entourer de roses et de sous-préfets en cas de maladie bénigne, et de protéger toujours ses reins. »
Alexandre Vialatte, Almanach de Septembre – Almanach des quatre saisons
Hôtel Littéraire Marcel Aymé
- Uranus, roman de Marcel Aymé, figurait cette année à la dictée du brevet des collèges avec un extrait où apparaît l'inoubliable personnage du cafetier Léopold. Voici l'occasion de (re)lire ce livre à l’humour grinçant sur la période de la Libération dans une petite ville de province.
- Frédéric Vitoux, de l’Académie française, est venu en mai dernier à l'hôtel Marcel Aymé présenter son enquête sur le poète Henry Jean-Marie Levet. L’express de Bénarès, paru aux éditions Fayard, se révèle un remarquable essai de critique littéraire.
- Ne manquez pas de découvrir le prix des Hussards 2018, Le chemin des fugues de Philippe Lacoche, aux éditions du Rocher. Le jury en a profité pour décerner un coup de shako aux Croquis de mémoire de Jean Cau où celui-ci s'intéresse avec verve à Cocteau, Hemingway, Sartre, Mitterrand, Orson Welles et bien d’autres.
Citation :
« Au retour d’un voyage aux Indes, en 1898, le poète Henry J.-M. Levet affirma à ses amis de Montmartre qu’il achevait un roman intitulé L’Express de Bénarès dont il évoquait devant eux les personnages ou les épisodes plus cocasses – mais personne n’en prit jamais connaissance. Levet l’écrivit-il vraiment ? Nous ne le saurons jamais. A sa mort en 1906, à l’âge de trente-deux ans, après quelques années passées comme vice-consul à Manille puis à Las Palmas, ses parents détruisirent ses lettres et ses manuscrits. Pourquoi Levet, que j’ai découvert à l’âge de dix-sept ans, m’a-t-il si durablement obsédé ? Pourquoi ce jeune homme que chérissent depuis plus d’un siècle quelques centaines de lecteurs, d’une génération l’autre, comme pour perpétuer le cercle du poète disparu, et que nul n’aurait connu sans la persévérance de Fargue, son ami intime, et de Larbaud qui, après sa mort, entreprirent de rassembler et de publier ses poèmes, appartient-il ainsi à mon imaginaire – ou mieux, à ma vie ?" Frédéric Vitoux, L’express de Bénarès. A la recherche d’Henry J.-M. Levet, Fayard
Nous vous souhaitons de belles lectures !